À 88 ANS, S’ADAPTER À LA COVID-19

À 88 ANS, S’ADAPTER À LA COVID-19

Cette période de confinement a permis à certains de se démarquer et de se dépasser. Aujourd’hui, je vous présente une dame exceptionnelle qui a su innover afin de pouvoir garder le contact avec ses aînés. Âgée de 88 printemps, Mme Simone Schlitter, grande adepte de l’activité physique, se présente chaque jeudi depuis 12 ans dans des résidences pour personnes âgées et donne des cours de gymnastique douce. Confinement oblige, elle a dû cesser de visiter les résidents. Alors Mme Schlitter s’est adaptée et a décidé de filmer ses cours. «Depuis le confinement, cela manque à tout le monde, aux résidents et à moi aussi», assure-t-elle. C’est donc en vidéo qu’elle délivre ses cours. «Il s’agit de suppléer la frustration de ne plus se voir chaque semaine, surtout pour les personnes en fauteuil roulant. Déjà avant, leur vie n’était pas facile. Ils ont perdu leur contact habituel avec la société.»

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Bandeau dans les cheveux, Simone s’est donc installée dans son salon sur une chaise face à la caméra. «J’ai recommencé trois fois. Techniquement parlant, le décor n’était pas idéal. Ensuite, j’ai mis la vidéo qui dure une heure sur une clé USB et c’est le secrétaire de mon association qui l’a mise en ligne.»

Battements de jambes, montées de bras et quelques mouvements de tai chi «pour donner une impulsion à l’énergie qui leur manque. J’essaie de les stimuler pour qu’ils conservent une forme mentale et physique», explique Simone Schlitter, dynamique prof de gym de 88 ans qui garde le lien en ligne avec ses élèves. Simone est une coach aguerrie et sensibilisée aux besoins des résidents, pour la plupart plus jeunes qu’elle. Les seniors un peu plus souples ont aussi une partie qui leur est consacrée avec notamment des pompes à faire contre un mur «pour entretenir les biceps.»

Mme Simone a fait du sport toute sa vie et elle n’a pas l’intention de relâcher ses efforts. Ce sport quasi quotidien l’aide à mieux vivre ce confinement. «Il y a tout d’abord le souci d’entretenir sa forme physique. Quand vous n’êtes pas bien dans votre corps, vous n’êtes pas bien dans votre tête», assure Simone Schlitter. Pour les résidents en manque d’étirements, ils apprécient les cours de leur professeure, mais espèrent la retrouver en chair et en os le plus vite possible, car le contact physique leur manquent beaucoup.

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