Des îlots protégés à perpétuité

Valérie Legault vlegault@canadafrancais.com

Des îlots protégés à perpétuité
Ces nouveaux terrains de 8,3 hectares sont constitués de marais, de prairies humides et de marécages arborescents. (Photo : (Photo Conservation de la nature Canada))

Biodiversité. Le rythme de conservation au Canada s’est beaucoup accéléré au cours des deux dernières années. Dans le Haut-Richelieu, l’organisme Conservation de la nature a fait l’acquisition de cinq îlots sur la rivière Richelieu, de part et d’autre de l’île aux Noix. L’initiative permettra de protéger les habitats de plusieurs espèces menacées.

Riches de vie terrestre et aquatique, ces milieux humides seront propices à l’habitat du petit blongios, plus petit héron d’Amérique du Nord, et la tortue-molle à épines.

Ces nouveaux terrains de 8,3 hectares sont constitués de marais, de prairies humides et de marécages arborescents. L’organisme les étudiera au courant de l’année pour déterminer les espèces présentes

Conservation de la nature Canada a acquis ces terrains dans le cadre du Projet de partenariat pour les milieux naturels. L’abondance d’espèces végétales et animales des réserves naturelles avoisinantes, sur les rives du Richelieu, est de bon augure pour ces îlots aux habitats semblables. En effet, les cinq îlots correspondent à l’habitat idéal de plusieurs espèces menacées, dont le petit blongios.

Cet oiseau est le plus petit héron d’Amérique du Nord. Vulnérable au Québec et menacé au Canada, il n’est présent au Québec que dans l’extrême sud de la province. Il a été répertorié sur l’île aux Noix et CNC espère que la protection des îlots voisins assurera sa protection dans la région.

Menacée

Il y a plusieurs années, la rivière Richelieu comptait parmi ses résidents la tortue-molle à épines. L’espèce désignée menacée au Québec a aujourd’hui déserté le territoire. Elle est présente uniquement dans la rivière aux Brochets, plus à l’est.

Des informations reçues permettraient de croire à un possible retour dans les environs de l’île aux Noix. Aucun expert n’a encore vérifié ces indices jusqu’à présent, mais CNC espère éclaircir ce mystère lors de son inventaire de terrain à l’été 2022. On retrouve plusieurs autres espèces désignées vulnérables dans les environs, comme le pygargue à tête blanche et le chevalier de rivière.

Les îlots appartenaient à la famille Racicot-Toupin depuis plusieurs décennies. CNC la remercie d’avoir vendu son bien pour que la nature y soit conservée. Le père, Yves Racicot, les avait achetés en 1964 pour y camper en famille durant l’été. Les trois enfants, riches de ces souvenirs, souhaitaient maintenant protéger cette nature pratiquement intouchée et les merveilles qu’elle recèle.

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