Sainte-Anne-de-Sabrevois : Exposition gratuite sur la crise du verglas

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Par Isabelle Laramee
Sainte-Anne-de-Sabrevois : Exposition gratuite sur la crise du verglas
L'exposition rassemble plus d'une centaine de photos de la crise du verglas de 1998. (Photo : Photo Le Canada Français – Archives)

Tournée. Le Musée du Haut-Richelieu avait dévoilé l’hiver dernier l’exposition commémorative des 20 ans de la crise du verglas. Elle fait depuis la tournée des villes avoisinantes.

Le grand verglas de 1998, immersion dans le noir et le froid se déroulera les samedis et dimanches, du 1er au 28 septembre, au Centre d’arts de Sabrevois. La population est invitée au vernissage qui se tiendra le dimanche 9 septembre, à 14 heures.

Cette exposition itinérante s’adresse aux gens qui ont vécu la crise comme aux visiteurs qui sont curieux de découvrir cette catastrophe. Pas uniquement comme un phénomène météorologique, mais aussi comme un événement qui a consolidé les liens d’une population, mis en lumière l’ingéniosité des travailleurs et la générosité du public.

C’est dans cette optique que l’exposition recense des photos de citoyens, des témoignages d’intervenants ayant participé activement lors de la crise et des archives de toutes sortes.

Thèmes

L’exposition aborde quatre thématiques, soit les origines météorologiques de la crise, ses conséquences, les mesures d’urgence et les intervenants ayant travaillé d’arrache-pied durant cette période difficile.

Réalisée en collaboration avec les archives du Canada Français , de la Ville de Saint-Jean-sur-Richelieu et d’Hydro-Québec, l’exposition rassemble plus d’une centaine de photos.

Certaines ont été obtenues à la suite d’un appel à la population et proviennent de collections privées. Réparties sur les 13 panneaux et dans la borne interactive, elles dépeignent les paysages déserts de la ville, dont les routes, les arbres et les habitations couverts de verglas.

«C’est ce qui a marqué les gens à l’époque, alors c’est ce qu’ils ont été portés à immortaliser en photos, indique Marie-Pier Rioux. Saint-Jean ressemblait à une ville fantôme et n’était pas éclairée la nuit. Les gens disaient qu’ils se sentaient en zone de guerre avec l’armée qui circulait dans les rues.»

Témoignages

Ils sont environ 25 à avoir confié leurs souvenirs à Marie-Pier Rioux et son adjointe Noeimy Dulude. Anciens maires, militaires, policiers, infirmiers, bénévoles dans les centres d’hébergement, les différents corps de métiers ont été développés pour présenter la crise du verglas.

ilaramee@canadafrancais.com

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