Des spécialistes de la douleur chronique à l’hôpital
Depuis de nombreuses années déjà, l’Hôpital du Haut-Richelieu possède une clinique de la douleur avec une équipe spécialisée en gestion de la douleur chronique. Au fil du temps, quelques intervenants et de nouvelles pratiques se sont ajoutés à ce service de deuxième ligne pour améliorer la qualité de vie des patients.
Attention, cette clinique n’est toutefois pas accessible à tous, puisqu’il s’agit d’un service qui nécessite la référence d’un médecin.
« Les usagers sont des personnes vivant avec des douleurs chroniques et qui ont tenté toutes les issues possibles pour soulager leurs douleurs. Ils atteignent un niveau où ils ont besoin d’avoir un plateau technique », indique Mélanie L’Archer, directrice adjointe des services de première ligne ambulatoire générale.
La clinique est installée à même l’Hôpital du Haut-Richelieu, car les techniques proposées nécessitent de l’appareillage spécialisé. Elle s’adresse à la clientèle du territoire de toute la Montérégie-Centre. Plusieurs autres cliniques de la douleur existent à travers le Québec.
Besoins
De nombreux types de douleurs peuvent amener les usagers à avoir recours à la clinique. Les raisons les plus fréquentes de consultation sont pour une hernie discale avec radiculopathie, de l’arthrose, de la cervicalgie et de la lombalgie chroniques, de la douleur neuropathique ou de la névralgie, ainsi que de l’infiltration.
« Dans les dernières années, on observe une hausse du nombre de demandes pour nos services. Notre population est vieillissante et a beaucoup de maladies chroniques. Cela peut aussi s’expliquer par le fait que les gens consultaient moins durant la pandémie de COVID-19 », mentionne Mme L’Archer.
Selon des données fournies par le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre, la moyenne d’âge des patients de la clinique est de 60 ans. Les usagers les plus nombreux sont ceux âgés de 50 à 64 ans (35 %), suivis de près par ceux âgés de 65 à 79 ans (30 %). Les personnes de 35 à 49 ans (20 %), ainsi que celles de 34 ans et moins (4 %) sont quant à elles moins nombreuses.
Équipe
D’année en année, l’équipe de la clinique de la douleur s’est agrandie pour offrir un service complet et multidisciplinaire avec, notamment, des volets psychosocial et physique plus élaborés qu’auparavant. Le groupe est composé, entre autres, de médecins anesthésistes, d’infirmières cliniciennes, d’une agente administrative, d’un physiothérapeute, d’un kinésiologue et d’un psychologue.
« Le but de notre accompagnement des usagers n’est pas seulement de les soulager, mais aussi de leur apprendre à gérer leur douleur avec différents outils complémentaires. C’est important de ne pas tomber dans la dépendance médicale », commente la directrice adjointe des services de première ligne ambulatoire générale.
De fréquents suivis sont réalisés et des rencontres peuvent aussi être organisées avec la famille des patients pour la soutenir dans le soulagement de la douleur de leur proche.
Autogestion
Une partie importante du service est également l’enseignement sur l’autogestion de la douleur. Depuis la pandémie, l’option de donner des cours de groupe à distance a aussi été d’une grande aide. Cette pratique a d’ailleurs été maintenue pour son efficacité.
« On remarque notamment un très bon taux de satisfaction des services de la clinique de la part des usagers. On est témoins de nombreuses belles histoires de personnes qui arrivent à des résultats concrets leur permettant de retrouver une meilleure qualité de vie », conclut Mélanie L’Archer.
