Deux étudiants d’ici s’illustrent à l’international

L’équipe de conception de sous-marins de l’École de technologie supérieure (ÉTS) a remporté l’International Submarine Races pour une troisième fois consécutive. Alexandre Breton et Juliette Elie, qui viennent de la région, faisaient partie de l’aventure.

L’International Submarine Races opposait des universités et des amateurs de partout dans le monde, du 29 juin au 10 juillet. La course de sous-marins à propulsion humaine est organisée une année sur deux en Angleterre. L’autre endroit est à Washington, aux États-Unis. 

Le club étudiant Omer de l’ÉTS, situé à Montréal, ne saute plus dans l’inconnu lors de cet événement. En effet, il participe à des compétitions du genre depuis plus de 35 ans. Les équipes conçoivent, construisent et pilotent un sous-marin actionné par des pédales pour le guider dans un parcours intérieur. 

L’alternance du lieu de compétition change aussi le défi des équipes. « En Angleterre, là où on vient de gagner, c’est un parcours qui demande plus d’agilité, tandis qu’à Washington, c’est une course de drague », explique Alexandre Breton, directeur des projets mécaniques du club Omer.

Alexandre Breton est originaire de Mont-Saint-Grégroie. Il avait remporté la course en 2024 et 2025 avec son frère, Philippe Breton. De plus, Juliette Elie, qui réside à Saint-Jean-sur-Richelieu, faisait partie de l’équipe.

Record mondial

Cette année, les courses se déroulaient à une profondeur de six mètres dans le bassin océanique de QinetiQ à Haslar, en Angleterre, le plus grand bassin d’eau douce d’Europe. Le parcours était de 200 mètres et débutait par un sprint, suivi d’un virage à 180 degrés et d’un slalom.

Le sous-marin Omer 14 de l’ÉTS, accompagné de 16 membres de l’équipe, a de nouveau remporté le titre de champion de la compétition en réussissant un temps de 1 min 01 sec et en atteignant une vitesse de 6,36 nœuds en ligne droite.

Le temps accompli par l’équipe québécoise est le nouveau record mondial. L’équipe WASUB des Pays-Bas détenait le record depuis 2018 avec un temps de 1 min 04 sec.

« Ça a été un défi et un chemin qui n’a pas été facile. Il y avait de nouvelles équipes qu’on ne connaissait pas, puis on ne savait pas comment il fallait performer », affirme Alexandre Breton. 

Le directeur mécanique ajoute que des imprévus sont survenus dans les derniers jours avant la compétition. « On devait envoyer le sous-marin par avion une semaine avant la compétition. On a dû garder une partie du matériel pour continuer à travailler et le mettre dans nos valises. Ça a été serré dans le temps », se souvient-il.

Nouveaux membres

Le club étudiant s’est renouvelé dans la dernière année en raison de la fin des études de beaucoup de ses membres, qui étudient pour la plupart en génie mécanique. C’est le cas d’Alexandre Breton et de Juliette Elie. 

« Ça a vraiment fait un gros trou dans le club et c’était un flambeau dur à reprendre », déclare Alexandre Breton, en soulignant qu’ils travaillaient sur le sous-marin Omer 14 depuis l’été 2025. Il a donc fallu avancer le projet tout en aidant une trentaine de nouvelles personnes à s’intégrer.

« Plein de nouvelles amitiés se sont formées. Et en regardant ça aujourd’hui, je suis vraiment content du chemin parcouru », conclut le directeur mécanique du club Omer à l’École de technologie supérieure.