Les signalements pour les nids-de-poule peu nombreux jusqu’ici
Saint-Jean-sur- Richelieu n’a pas observé de hausse marquée des plaintes ou des signalements liés aux nids-de-poule, jusqu’à présent.
Toutefois, la saison est encore jeune. Les nids-de-poule apparaissent avec les fluctuations de température, surtout lors du dégel printanier. Malgré tout, on en recense quelques-uns dans les secteurs qui demeurent plus sollicités, en particulier ceux du Vieux-Saint-Jean et Vieux-Iberville, où l’âge des infrastructures et l’intensité de la circulation accentuent l’usure de la chaussée. C’est d’ailleurs pourquoi des chantiers y sont en cours et des investissements sont prévus au plan triennal d’immobilisations (PTI).
En hiver, une équipe de cols bleus est affectée à temps plein aux réparations de nids-de-poule. Lorsque les conditions le permettent, l’équipe procède aux travaux correctifs en utilisant de l’asphalte tiède, qui est moins durable, mais qui permet les réparations urgentes. En saison hivernale, seuls les nids-de-poule sont colmatés. Pour ce qui est du délaminage, le décollement d’une couche d’asphalte, ou encore une fissure, ces types de cavités de la chaussée, qui représentent peu de risques pour les automobilistes, sont réparés plus tard dans l’année.
Baisse notable
Depuis cinq ans, le nombre d’interventions réalisées par le Service des travaux publics pour colmater des nids-de-poule a diminué grandement. Au début des années 2020, entre 3000 et 4000 nids-de-poule étaient colmatés annuellement, alors que l’an dernier, ce chiffre se situait plutôt entre 1000 et 1500.
Selon la Ville, cette baisse significative illustre les effets concrets du travail de planification réalisé au cours des dernières années et l’amélioration des méthodes d’intervention grâce, principalement, à ce nouvel outil d’intelligence artificielle, le City Rover, dont dispose Saint-Jean-sur-Richelieu depuis 2023.
Grâce à cette technologie, les véhicules municipaux sillonnent le territoire et sont en mesure de détecter automatiquement les trous, fissures et délaminages. L’application téléphonique permet de géoréférencer les anomalies, d’avoir un portrait global de l’état des rues et de prioriser les travaux selon leur urgence et leur nature, sans attendre les appels des citoyens. Les équipes peuvent ainsi être déployées plus efficacement et intervenir au bon endroit, au bon moment.
Chacune des interventions à effectuer sur le réseau routier est classée selon un niveau de priorité. Ainsi, les réparations urgentes sont traitées rapidement, tandis que les travaux plus structurants sont intégrés à une planification à moyen et long terme. Cette façon de faire s’inscrit dans une démarche plus large de gestion des actifs municipaux, qui permet de passer d’une logique réactive à une vision stratégique, axée sur la durabilité et la performance du réseau routier.
Grosse saison
C’est au printemps et à l’été que les opérations s’intensifient avec plusieurs équipes affectées au colmatage permanent à l’asphalte chaud, ce qui assure des réparations plus durables. Il y a bien évidemment de plus gros chantiers qui se déploient sur le territoire pour des réfections complètes de surface.
