Mobilisés contre la violence entre partenaires intimes

Dans le cadre des 12 jours d’action contre la violence faite aux femmes et aux filles, le Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu (SPSJSR) a fait partie d’une vaste opération de prévention de la violence entre partenaires intimes. Deux kiosques avec différents intervenants communautaires étaient installés dans des épiceries IGA le 26 novembre.

La quatrième édition de cette opération nationale concertée (ONC) est une initiative de la Sûreté du Québec, en collaboration avec les autres corps de police de la province. Lors de cette journée, policiers, organismes d’aide et partenaires gouvernementaux se sont unis afin de sensibiliser la population à la violence entre partenaires intimes et faire connaître les ressources.

« L’opération nationale concertée témoigne de notre volonté commune d’agir autrement. Elle illustre la force du travail collectif entre les policiers et les intervenantes des ressources spécialisées. Ensemble, nous allons à la rencontre des citoyens pour sensibiliser, prévenir et surtout, ouvrir la porte à la demande d’aide. Parfois, une seule main tendue peut, pour une personne victime, faire toute la différence », indique la lieutenante Caroline Girard, de la Sûreté du Québec, coordonnatrice de l’équipe pour la lutte contre la violence entre partenaires intimes.

Saint-Jean

À Saint-Jean-sur-Richelieu, le Service de police a tenu deux activités de sensibilisation en simultanée dans les épiceries IGA Gladu sur le boulevard du Séminaire Nord et le boulevard Saint-Luc. Les organisations présentes étaient la Maison Hina, CIVAS l’Expression Libre du Haut-Richelieu, le Centre d’aide aux victimes d’actes criminels (CAVAC), Collectivement Elles, Le Saule et le Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) de la Montérégie-Centre.

« Nous étions à la rencontre des citoyens pour les sensibiliser à la cause et pour faire connaître les organismes locaux auxquels ils peuvent avoir recours », indique le sergent Jérémie Levesque de la Section prévention et relations communautaires du SPSJSR. De la documentation et des articles promotionnels étaient aussi distribués aux visiteurs des kiosques.

Des policiers et intervenants du milieu ont aussi visité des centres pour personnes âgées et des écoles. Justice alternative du Haut-Richelieu, Passe-moi la Puck, la Maison Simonne-Monet-Chartrand et l’Étoile, pédiatrie sociale en communauté du Haut-Richelieu ont participé à l’initiative.

Dénoncer

Les intervenants sur place disent remarquer que plusieurs victimes ne sont souvent pas prêtes à porter plainte à la police. Ils soulignent l’importance de dénoncer des situations de violence, que ce soit à la police ou auprès d’organismes.

« Lorsqu’on a un doute, c’est important de suivre notre intuition et de se référer aux ressources existantes. Nous sommes là pour conseiller et aider », souligne Nancy Patry de la Maison Hina.

« Il ne faut pas avoir peur de nous appeler. Les appels sont confidentiels et nous allons au rythme de chaque personne pour ne surtout pas leur mettre de la pression », ajoute Alyssa Cloutier, également de la Maison Hina.