Accompagnatrice à domicile, un rôle en demande

Par Emilie Levesque
Accompagnatrice à domicile, un rôle en demande
Le rôle d'accompagnatrice consiste à favoriser le maintien à domicile de la personne atteinte tout en offrant un moment de répit aux aidants naturels. (Photo : (Photo Deposit))

Alzheimer. Le service de répit-accompagnement à domicile figure parmi les services phares offerts par la Société Alzheimer Haut-Richelieu. Or, pour être en mesure de répondre à une demande de plus en plus forte, l’organisme doit recruter davantage d’accompagnatrices – un rôle qui demeure encore méconnu.

Nous avons demandé à la directrice générale de la Société Alzheimer Haut-Richelieu (SAHR), Guyane Marcoux, de nous expliquer en quoi consiste la fonction d’accompagnatrice à domicile (ou accompagnateur à domicile, bien que la majorité des postes soient occupés par des femmes).

D’abord, il importe de ne pas confondre ce rôle avec d’autres postes comme ceux de préposé ou de gardien. La mission de l’accompagnatrice est de favoriser le maintien à domicile de la personne atteinte dans les meilleures conditions possibles et, par la même occasion, d’offrir un moment de répit essentiel aux aidants naturels.

«L’accompagnatrice n’est pas là pour faire du ménage ou du gardiennage, ou encore pour donner le bain, précise Mme Marcoux. Notre approche est très centrée sur la personne. On lui apporte notre soutien. On fait les choses avec elle.»

Adaptation

Évidemment, travailler auprès d’une clientèle atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée (maladies vasculaires, maladie à corps de Lewy, traumatismes crâniens, dégénérescence fronto-temporale, maladie de Creutzfeldt-Jakob, maladie de Parkinson, maladie de Huntington, etc.) implique une bonne capacité d’adaptation.

«On explique aux accompagnatrices que c’est à nous de s’adapter à la personne et non l’inverse, poursuit Guyane Marcoux. Cela exige de la patience, de l’empathie, de la douceur, de la créativité.»

L’autonomie aussi est une qualité recherchée, puisque chaque accompagnatrice doit se rendre seule au domicile du bénéficiaire pour un bloc d’une durée de quatre heures (de 8 heures à midi ou de 13 à 17 heures).

Comme l’explique Guyane Marcoux, l’accompagnatrice a pour objectif d’offrir des moments de qualité à la personne avec laquelle elle est jumelée. L’approche seul à seul préconisée par l’organisme permet d’ailleurs de mieux vivre le moment présent.

«La personne accompagnée doit se sentir confortable et en sécurité, souligne-t-elle. L’idée est de créer une association positive. On va prendre le temps qu’il faut avec la personne atteinte tout en respectant son rythme et ses habitudes de vie.»

Formations

Pour occuper un tel poste, un candidat doit au minimum détenir les formations en RCR (réanimation cardio-respiratoire) et PDSB (Principes pour le déplacement sécuritaire des bénéficiaires). «Nous offrons ensuite une formation sans frais de trois jours», mentionne Guyane Marcoux.

Si l’organisme a déjà formé six personnes pour le poste d’accompagnatrice à domicile, il en manque encore tout autant pour être en mesure de répondre aux besoins qui se font de plus en plus accrus.

Les postes à combler sont sur le territoire du Haut-Richelieu et viennent avec un horaire de 30 à 40 heures par semaine, de jour seulement. Pour en savoir plus sur la fonction d’accompagnatrice ou sur la Société Alzheimer Haut-Richelieu, visitez le sahr.ca. Pour déposer votre candidature, faites parvenir votre curriculum vitae à direction@sahr.ca.

elevesque@canadafrancais.com

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