Réflexions, danses et absurdité au menu

Pour la deuxième pièce de sa présente saison, le Théâtre de Grand-Pré (TGP) propose deux autres représentations de la pièce Vive la libre entreprise de Guy Foissy les 20 et 21 février.  Campée dans un univers où la mort est cachée, mettant en ruine les entreprises funéraires, cette comédie absurde cache une réflexion sociale intéressante sur le capitalisme.

Les Pompes funèbres Royales, une entreprise familiale appartenant aux sœurs Rose, Marthe, Jeanne et Anne, est au bord de la ruine. Avec leurs nièces jumelles, Juliette et Julie, elles essaient de trouver des solutions pour conserver leur commerce.

Rien ne fonctionne jusqu’à ce qu’un jeune homme naïf du nom de Simon propose un plan machiavélique duquel il est impossible de revenir en arrière.

Chorégraphies

Mise en scène par Danielle Beaulieu, la pièce fait la part belle aux sept personnages composant la pièce, qui sont presque constamment sur la scène tout au long du spectacle.

Pour donner du rythme à l’œuvre qui comporte plusieurs répliques-fleuves, Danielle Beaulieu a eu l’ingénieuse idée d’incorporer des chorégraphies imaginées par Sébastien Cossette-Masse de la troupe Nouveau Mouvement. Les moments de danse apportent une couleur particulière à la pièce.

Second degré 

Les gestes que commettent les personnages s’avèrent lourds de conséquences, mais ils sont déployés dans une atmosphère faussement légère et absurde qu’il faut prendre au deuxième degré pour en savourer toutes les subtilités et les critiques sociales qui sont sous-entendues. 

Est-ce que tout est permis pour ne pas perdre ce qui nous est le plus précieux? Est-ce que les sacrifices faits tout au long d’une vie excusent les pires bassesses? Est-ce qu’on peut tout faire ce que l’on désire sous le couvert d’injustices sociales? Est-ce que la vraie beauté est immortelle?

Distribution

Les sept acteurs de la distribution tirent bien leur épingle du jeu. Dans le rôle de Marthe, une femme sans filtre constamment affamée, Annick Duplessis hérite des lignes les plus drôles. Le personnage d’Hélène Guimond, qui interprète une Jeanne fatiguée de souffrir autant des pieds, s’avère également une présence comique intéressante. 

Les jeunes comédiens de la pièce ne sont pas en reste. Dans la peau des jumelles, Magalie Joubert-Roy et Léanne Boulerice parviennent à tisser une chimie crédible et à voler la vedette avec leur charisme. À leurs côtés, Zachary Laforest fait également preuve d’une puissante présence scénique. 

Il est possible de se procurer des billets pour les deux représentations restantes de Vive la libre entreprise sur le site Internet du Théâtre de Grand-Pré.