Une exposition pour découvrir La Maîtrise d’Arts

Le Musée du Haut-Richelieu présente jusqu’au 22 mars une nouvelle exposition temporaire qui a pour titre La Maîtrise d’Arts : Entre passion et profession. Ce projet met en lumière un collectif du nom de La Maîtrise d’Arts qui était composé de cinq diplômés de l’École des beaux-arts de Montréal. Le groupe, fondé à Montréal en 1939, mais établi à Chambly en 1946, a contribué à l’essor de l’art québécois lors de l’après-guerre.

La Maîtrise d’Arts comprenait Louis Parent, Henri Bélisle, Armand Filion, Rémi Arbour et Fleurimond Constantineau. Ces artistes ont façonné des objets du quotidien en céramique et des sculptures. Ils ont également construit des chars allégoriques et des décors de théâtre en plus de faire partie des festivités du tricentenaire de la ville de Montréal. Le groupe a été actif jusqu’en 1952.

Supervisée par Élodie Perron-Glennie, chargée des expositions et de la mise en valeur du patrimoine pour le Musée du Haut-Richelieu, l’exposition présente un résumé des principales œuvres du collectif en plus de présenter les grandes réalisations individuelles de certains artistes, dont Louis Parent et Henri Bélisle.

Angle différent

« Pour cette exposition, je voulais trouver un sujet dans l’univers de la céramique qui n’avait pas encore été traité par le Musée du Haut-Richelieu. Des collectionneurs de céramique au Québec m’ont suggéré d’aborder La Maîtrise d’Arts, car ce collectif n’est pas beaucoup connu malgré son importance. J’ai moi-même alimenté mes connaissances sur La Maîtrise d’Arts », admet Élodie Perron-Glennie quelques heures avant le vernissage officiel de l’exposition, qui a eu lieu devant un bon nombre de personnes le jeudi 23 octobre.

Pour elle, il était important que la configuration de l’exposition permette de découvrir les diverses œuvres du collectif de manière dynamique. C’est pour cette raison que les œuvres présentées ne sont pas entièrement faites en céramique. Les visiteurs peuvent entre autres admirer des esquisses et des vidéos montrant leur atelier de création de la rue Bourgogne, à Chambly.

Une section interactive a été aménagée pour les jeunes par la chargée de projets à l’éducation du Musée du Haut-Richelieu, Arianne Babeux. Les enfants peuvent notamment découvrir des notions de chimie essentielles dans la composition de la céramique. Un livret ludique est fourni gratuitement aux jeunes lors de la visite de l’exposition.

Collaborations précieuses

Pour mener à terme un tel projet, Élodie Perron-Glennie a pu compter sur la précieuse collaboration de plusieurs acteurs issus du monde des arts visuels, dont l’Oratoire Saint-Joseph.

« Louis Parent a longtemps collaboré avec l’oratoire pour des projets individuels. Il avait même son propre atelier de création là-bas. L’église a été extrêmement généreuse avec nous. On a pu visiter la réserve d’art. L’oratoire nous prête des esquisses originales de l’œuvre La condamnation. Ça représente beaucoup qu’un établissement réputé collabore avec un musée local. C’est très apprécié », soutient-elle.

La chargée aux expositions a également pu compter sur l’appui de la famille d’Henri Belisle, du Musée Laurier pour des œuvres de Fleurimond Constantineau ainsi que de plusieurs collectionneurs de céramique du Québec. Ceux-ci prêtent certains de leurs objets trouvés dans des brocantes et sur Internet.

« Plusieurs objets qui ont été vendus par La Maîtrise d’Arts comprennent une signature spéciale. Il se peut fort bien que plusieurs gens possèdent des objets du collectif sans le savoir », précise Élodie Perron-Glennie.

Il est possible de se procurer des billets pour assister à l’exposition La Maîtrise d’Arts : Entre passion et profession sur le site Internet du Musée du Haut-Richelieu.