Une exposition sur le Grand feu de 1876 

Le Musée du Haut-Richelieu présente sa nouvelle exposition Le Grand Feu de 1876, jusqu’au 11 octobre. Alliant passé et modernité, celle-ci invite les visiteurs à replonger dans la tragédie qui a ravagé une partie du centre-ville de Saint-Jean il y a maintenant 150 ans. À travers des objets et des archives d’époque ainsi que divers dispositifs technologiques, l’exposition retrace les événements entourant l’incendie dévastateur et met en lumière son impact durable sur le développement de la ville et sur l’identité collective de la communauté johannaise.

« Le lendemain de l’incendie, les marchands regardent les décombres et s’écrient : « Nous sommes ruinés ! Ruinés ! » Les commerçants doivent dire adieu à leurs entreprises. Tout le monde est à la rue. Seules quelques bâtisses sont intactes », peut-on lire sur l’un des panneaux de l’exposition.

Bien que l’événement appartienne désormais à un lointain passé, la détresse vécue par les citoyens de l’époque transparaît encore à travers les archives et les témoignages présentés. Les récits permettent de prendre la mesure du drame humain qui s’est joué au cœur de la ville.

L’exposition affiche également une courte vidéo réalisée à partir de pièces d’archives appuyées par l’intelligence artificielle. Combinés aux panneaux narratifs, les supports visuels retracent les moments précédant la catastrophe, son déroulement et le choc qu’elle a provoqué auprès de la communauté.

Documents et équipements d’époque

Au moment de leur visite, les gens peuvent découvrir différents artéfacts et documents d’époque. Pour concevoir l’exposition, le musée a puisé dans ses propres archives ainsi que dans celles de la Ville, de la Société d’histoire du Haut-Richelieu, de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et du journal Le Canada Français.

Il y a trouvé des photographies et des cartes postales anciennes, des documents de l’enquête du coroner et même une gravure du peintre et graveur québécois Henri Julien, réalisée peu après la conflagration. Parue dans le journal montréalais L’Opinion publique, cette gravure témoigne de l’importance du dessin-reportage, considéré comme l’ancêtre de la photographie journalistique.

L’exposition se voit également bonifiée par la présence de nombreux objets datant du XIXe et du début du XXe siècle, dont des boyaux d’incendie, des masques à gaz, des extincteurs et un dévidoir. D’ailleurs, plusieurs pièces d’équipement de prévention d’incendie ont été prêtées par la Fondation du Musée des pompiers du Québec.

Activités ludiques

Grâce à la collaboration du collectif créatif La Cargaison, les visiteurs peuvent prendre les commandes d’un camion d’incendie virtuel afin de parcourir les rues de Saint-Jean et tenter de maîtriser les flammes. Une projection vidéo immersive évoquant le brasier et le chaos par la catastrophe complète l’expérience.

Quelques activités ludiques ont aussi été mises en place pour divertir les plus jeunes. Jeux de dominos, cartes mémoire et casse-tête mural leur permettent de découvrir l’histoire de façon amusante. Les enfants ont même l’occasion de devenir pompiers d’un jour grâce à des costumes et des casques protecteurs mis à leur disposition.

Le Musée du Haut-Richelieu est situé au 182, rue Jacques-Cartier Nord, à Saint-Jean-sur-Richelieu, à l’emplacement même où fut érigée la première caserne de pompiers à la suite du grand incendie de 1876. Pour obtenir de l’information sur les tarifs et les heures d’ouverture, consultez son site.