Une nouvelle pièce du Théâtre de Grand-Pré 

Les comédiens du Théâtre de Grand-Pré (TGP) lèvent le rideau sur la dernière pièce de leur saison 2025-2026. Une adaptation québécoise de l’œuvre théâtrale Le Dieu du carnage, de la dramaturge française Yasmina Reza, sera présentée du 10 au 25 juillet.

La comédie caustique explore les relations humaines et les faux-semblants de la vie en société, démontrant à quel point le vernis de la politesse peut rapidement craquer lorsque les émotions prennent le dessus.

Sypnosis

Ferdinand Reille, 11 ans, a frappé son camarade d’école Bruno Houillé au visage avec un bâton. L’agression est d’une telle violence que le jeune perd deux incisives.

Pour éviter que l’incident ne prenne une tournure judiciaire, les parents des deux garçons se réunissent afin de régler à l’amiable ce malheureux événement. C’est ainsi que débute l’histoire.

Si l’objectif est de trouver une solution dans le calme et le respect, le dialogue laisse rapidement place aux reproches. Au fil des accusations, les esprits s’échauffent, les masques tombent, laissant place aux instincts les plus primaires. Réussiront-ils à trouver un terrain d’entente ? Parviendront-ils à préserver les apparences ?

La pièce est mise en scène par Patrick Ménard, qui campe également l’un des quatre personnages. Aux côtés de Mélanie Ruel, il forme le couple Michel et Véronique Houillé, tandis que Marcel Fortin et Julie Campeau incarnent Alain et Annette Reille.

Moduler l’intensité

Comme la pièce repose principalement sur les dialogues et l’art de la conversation, Patrick Ménard jugeait essentiel d’en travailler le rythme et l’intensité. « Comme c’est une pièce où il y a beaucoup de blabla, il faut éviter le ton monocorde. Il y a une gradation qui s’installe tranquillement. Plus la pièce avance, plus il y a du mouvement, et puis tout éclate et c’est le carnage », explique-t-il.

Le défi pour les comédiens consiste donc à respecter cette progression et à moduler l’intensité de leur jeu. « En tant que comédiens, on sait ce qui va se passer plus tard dans la pièce. Mais il faut faire attention de ne pas se fâcher ou de s’emporter trop rapidement pour quelque chose qui n’arrivera que plus tard », poursuit M. Ménard.

Les représentations auront lieu au 484, chemin de Grand-Pré, les 10,11,17,18, 24 et 25 juillet. Pour l’achat de billets, visiter le site Web du Théâtre de Grand-Pré.

Au terme de la saison, le TGP prendra une courte pause estivale. Après plus de vingt ans à la barre du théâtre à titre de directeur artistique, Patrick Ménard passera le flambeau à Julie St-Hilaire dès l’automne, qui marquera la 53e édition de l’institution. Il continuera toutefois de s’impliquer au sein du théâtre.