Trois frères qui travaillent comme policiers à Saint-Jean
Au sein du Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu (SPSJSR), il n’y a pas un, ni deux, mais bien trois agents Tardif qui patrouillent sur le territoire. Les frères Vincent, Simon et Mathieu Tardif travaillent forment un très rare trio de frères à œuvrer comme policiers pour la même organisation.
Le parcours des frères Tardif est d’autant plus singulier qu’ils ont tous entamé leur carrière dans les forces de l’ordre à l’approche de 30 ans, après avoir tenté d’autres cheminements professionnels.
« Au Cégep, on nous décourageait un peu d’aller dans la police à cause du mode de vie, mais en voyant certains amis évoluer dans ce domaine, on a compris que ça serait possible et cela nous a remotivés », explique Vincent Tardif, l’aîné âgé de 31 ans.
Ce dernier a fait le grand saut vers la technique policière à Sherbrooke avec son frère Simon, plus jeune d’un an. Quant à leur frère Mathieu, âgé de 29 ans, il a suivi leur trace plus récemment et il vient de les rejoindre au Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu.
Pas d’autres modèles
Les agents Tardif n’ont pas eu d’autres modèles familiaux dans le domaine de la police pour les inspirer. Ils se sont naturellement sentis attirés par la profession à la surprise de leur famille. Au départ, c’était pour le défi physique que cela représentait, mais aussi pour le côté atypique du travail. « Au début, notre mère n’était pas vraiment à l’aise qu’on devienne des policiers. Elle aurait sûrement préféré qu’on ait un travail de bureau », indique Vincent Tardif.
« Je crois que c’est le côté psychologique qui l’inquiétait le plus, mais étant donné que nous avons toujours été très proches, on se comprend, on s’ouvre et on ne garde rien à l’intérieur », souligne Mathieu Tardif, qui souligne aussi avoir eu le soutien de ses frères durant ses études.
Saint-Jean
Saint-Jean était une ville de choix pour Vincent et Simon Tardif, qui ont ensuite convaincu leur plus jeune frère de les rejoindre. « On est de Saint-Jean, donc on connaît bien la ville et les gens. Ça a pu faciliter nos apprentissages en début de carrière. Il y a de l’action et les patrouilles sont intéressantes », commente Simon Tardif.
« Ils m’ont convaincu que ça bougeait ici. J’ai aussi fait de l’intervention psychosociale en itinérance, donc je trouve aussi intéressant qu’on travaille avec cette clientèle sur le territoire », indique Mathieu Tardif.
Intégration
Évoluer au sein du même service de police avec des membres de sa famille a ses avantages tout comme ses inconvénients. Lorsqu’ils ont commencé il y a environ trois ans, Vincent et Simon ont patrouillé ensemble dans le même véhicule.
« On se connaît presque autant que soi-même et on se fait confiance, donc ça pouvait faciliter certaines choses. Par contre, c’était un peu plus compliqué de nous intégrer au début », souligne Simon Tardif. Ensemble, les deux agents ont aussi vécu des anecdotes assez cocasses. « Cela nous est déjà arrivé de devoir intervenir auprès d’une personne en crise dans la rue et de nous présenter tous les deux comme agent Tardif. Cela a pris l’individu au dépourvu et il s’est calmé d’un coup. Cela a réglé l’appel sans trop d’interventions », raconte Vincent Tardif.
Ils travaillent maintenant sur différents quarts de travail avec d’autres partenaires. « C’est bien intéressant de pouvoir vraiment développer une chimie d’équipe et davantage se questionner. C’est une étape le fun. Avec un frère, cette chimie est déjà installée », explique Simon Tardif. Quant à Mathieu Tardif, il est encore en période de formation.