Un procès pour 59 accusés en lien avec l’effondrement d’un pont en Italie

The Associated Press
Un procès pour 59 accusés en lien avec l’effondrement d’un pont en Italie

ROME — Une juge de Gênes a ordonné jeudi un procès pour 59 personnes accusées en lien avec l’effondrement meurtrier en 2018 d’un pont routier très utilisé dans cette ville portuaire italienne, un incident qui a fait plonger des voitures et des camions dans le lit asséché de la rivière en contrebas.

Quarante-trois personnes ont été tuées lorsqu’une grande partie du pont Morandi s’est rompue lors d’une violente tempête de pluie, le 14 août 2018, à la veille des grandes vacances d’été en Italie. Les accusations portées contre les accusés incluent plusieurs homicides involontaires et fausses déclarations.

La télévision d’État italienne Rai, qui rapporte depuis le palais de justice de Gênes, a déclaré que le procès commencerait le 7 juillet. Il a fallu deux heures à la juge Paola Faggioni pour lire à haute voix toutes les raisons pour lesquelles elle rejetait diverses objections soulevées par les avocats des accusés avant d’ordonner le procès.

Parmi les personnes accusées figure Giovanni Castellucci, ancien PDG de la société qui gère de nombreuses autoroutes et ponts italiens, a rapporté Rai. Les avocats de Giovanni Castellucci se sont dits convaincus qu’un «procès équitable» le déclarerait innocent, a indiqué l’agence de presse italienne LaPresse.

Plusieurs personnes qui travaillaient pour le ministère italien des Transports et des Infrastructures seront également jugées, a rapporté le quotidien génois Il Secolo XIX.

Le journal de Gênes a également rapporté que la juge Faggioni avait approuvé les demandes de négociation de plaidoyer de la société d’autoroutes Autostrade per Italia et de la société Spea Engineering, leur permettant de payer 29 millions d’euros (39,6 millions $ CAN) au gouvernement italien et d’ainsi éviter un procès.

Les procureurs ont fait valoir dans leur acte d’accusation que certains accusés savaient que le pont, qui a été construit dans les années 1960, risquait de s’effondrer. Ils ont allégué que des raccourcis ont été pris sur l’entretien pour économiser de l’argent.

Le concepteur du pont avait recommandé un entretien régulier pour éliminer la rouille, notamment en raison de l’effet corrosif de l’air humide de la mer Ligure à proximité et pour contrer l’effet de la pollution sur le béton.

Un pont de remplacement, conçu par le célèbre architecte Renzo Piano, originaire de Gênes, comporte 43 lampes à la mémoire de ceux qui ont péri.

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