C.-B.: les habitants de Boston Bar doivent évacuer en raison d’un feu de forêt

VANCOUVER — Le district régional de la vallée du Fraser a ordonné à tous les habitants encore présents à Boston Bar, en Colombie-Britannique, d’évacuer immédiatement les lieux. Il a rapporté qu’un nouvel incendie de forêt s’est déclaré au sud de la municipalité et se propageait rapidement en raison de vents violents.

Le district a indiqué mardi soir que l’incendie obligeait à fermer l’autoroute 1 au sud de la localité, obligeant ainsi les habitants à fuir vers le nord.

«Cet incendie de forêt constitue une menace pour la vie et la sécurité», a averti le district, ajoutant que toute personne restée dans la ville, située à environ 200 kilomètres au nord-est de Vancouver, était en danger «et devait partir immédiatement».

La Première Nation de Boston Bar a également exhorté toutes les personnes encore présentes dans la région à partir en raison du risque posé par ce nouvel incendie.

Les habitants de cette ville de moins de 200 habitants avaient déjà reçu l’ordre de partir plus tôt ce mois-ci, alors que des incendies faisaient rage à l’ouest et au nord-est, mais certains, notamment des commerçants, étaient restés sur place.

Ce nouvel incendie hors de contrôle a été découvert mardi et s’est rapidement propagé sur plus de trois kilomètres carrés. Sa cause reste indéterminée.

Un centre d’accueil pour les personnes évacuées a été ouvert au McArthur Island Sports Centre, à Kamloops.

L’incendie s’est déclaré dans un contexte de températures élevées qui ont donné lieu à des alertes de chaleur couvrant une grande partie de la Colombie-Britannique.

Le ministre des Forêts, Ravi Parmar, a dit lors d’un point presse mardi matin que les températures élevées, les vents violents et les orages entraîneraient probablement une nouvelle recrudescence des départs de feu.

«La semaine dernière nous a rappelé à quel point la situation des feux de forêt peut évoluer rapidement», a expliqué M. Parmar, faisant référence à la forte hausse du nombre de feux, qui était d’une vingtaine il y a moins d’une semaine.

Mardi après-midi, environ 90 feux de forêt faisaient rage en Colombie-Britannique.

L’attention s’est récemment concentrée sur les incendies du sud-est de la Colombie-Britannique, qui ont déclenché une alerte d’évacuation pour la ville de Kimberley, alors que plus de 8000 habitants ont été invités à se tenir prêts à partir à tout moment.

Hugh Murdoch, commandant des opérations pour le complexe Bootleg, a indiqué que les flammes n’avaient que très peu progressé, mais que les équipes étaient conscientes des prévisions de forte chaleur pour la fin de la semaine et mobilisaient des ressources supplémentaires pour protéger cette ville.

Des températures avoisinant les 35 °C sont attendues dans la région de Kimberley.

M. Parmar a précisé avoir communiqué avec le maire de Kimberley, Don McCormick, et que la communauté était inquiète des feux de forêt qui pourraient menacer son bassin hydrographique, l’un de ses atouts les plus précieux.

Il a indiqué que le gouvernement, BC Timber Sales et leurs partenaires forestiers étudiaient des solutions, telles qu’«une exploitation forestière très sélective, des récoltes partielles, des éclaircies commerciales et une gestion forestière légère à petite échelle» susceptibles de protéger à la fois le bassin hydrographique et la communauté.

Quatre feux de forêt dits «notables» sont actuellement recensés en Colombie-Britannique, parmi lesquels se trouvent ceux de Matthew Creek et de Tower Creek, qui font partie du Bootleg Complex, un ensemble d’incendies menaçant Kimberley. Les feux de Brunswick Creek et d’Ainslie Creek, qui faisaient déjà rage près de Boston Bar, sont également classés comme «feux notables».

La Colombie-Britannique veut garder la gestion des feux

M. Parmar avait déclaré lors d’un point de presse mardi ne pas être intéressé par une prise en charge fédérale de la lutte contre les feux de forêt, malgré les critiques formulées à l’encontre de l’approche canadienne par le président américain Donald Trump et les récents appels du premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, en faveur d’une stratégie nationale.

M. Parmar a indiqué que, même si la Colombie-Britannique sollicite des investissements fédéraux en matière de prévention, d’atténuation des risques et de gestion forestière, la province est la mieux placée pour gérer ses propres feux de forêt.

«Nous avons investi des centaines de millions de dollars et nous sommes fermement convaincus, et je le suis tout autant, que le Service des feux de forêt de la Colombie-Britannique est une organisation de calibre mondial. Nous avons démontré que nous pouvons non seulement soutenir notre propre province, mais aussi d’autres juridictions», a expliqué M. Parmar, lors d’une mise à jour sur la saison des feux de forêt en Colombie-Britannique.

Il a étendu cette offre à «nos amis et cousins» du sud de la frontière.

La semaine dernière, le président américain Trump a menacé d’imposer de nouveaux droits de douane au Canada en raison de la fumée des incendies qui se propage vers le sud, de l’autre côté de la frontière.

Dans sa mise à jour, M. Parmar et d’autres responsables ont décrit comment les équipes de lutte contre les feux de forêt de la Colombie-Britannique ont maîtrisé des dizaines d’incendies récemment ou les ont contenus à quelques hectares seulement.