Certains chercheurs ont une dent contre les banques alimentaires

La Presse Canadienne
Certains chercheurs ont une dent contre les banques alimentaires

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Certains experts canadiens sur l’insécurité alimentaire déplorent l’engouement de la population pour les dons aux banques alimentaires locales pendant la période des Fêtes.

Lynn McIntyre, professeure émérite à la faculté de médecine de l’Université de Calgary, estime que le fait de donner aux banques alimentaires ne permet pas de s’attaquer aux causes profondes du problème d’insécurité alimentaire.

Mme McIntyre a déclaré dans une récente interview que les gens vivent cette insécurité parce qu’ils n’ont pas les moyens de se nourrir, démontrant un besoin criant de changements systémiques, comme des salaires plus élevés, des aides au revenu ou même un programme de revenu de base.

Josh Smee, du groupe Food First établi à Terre-Neuve-et-Labrador, espère que les gens qui donneront à une banque alimentaire cette année écriront aussi aux décideurs politiques pour leur demander d’augmenter le salaire minimum et d’indexer les niveaux de soutien du revenu à l’inflation.

Il soutient également que les banques alimentaires et les organismes de bienfaisance privés ne font que combler les lacunes du système social.

M. Smee souligne que les banques alimentaires ont été créées au début des années 1980 en guise de mesure de secours temporaire, et que sans une réelle augmentation des revenus de la population, elles ne disparaîtront probablement jamais.

Partager cet article
S'inscrire
Me notifier des
guest
0 Commentaires
Inline Feedbacks
Voir tous les commentaires