Jeunesse au soleil: une distribution de fournitures scolaires plus utile que jamais

MONTRÉAL — À l’approche de la rentrée scolaire, des centaines d’enfants ont reçu des sacs à dos remplis de fournitures lors d’une distribution de Jeunesse au Soleil, qui a été obligé de refuser certaines familles en raison de la très forte demande.

Plusieurs enfants accompagnés de leurs parents étaient présents samedi après-midi sur le stationnement des locaux de l’organisme situés sur l’avenue du Parc, à Montréal.

Sourire aux lèvres, ils ont pu choisir eux-mêmes les stylos, cahiers, calculatrices ou encore sacs à dos dont ils se serviront toute l’année scolaire.

Parmi eux se trouvaient les filles de Liliane Lopez, qui vont faire leur rentrée en deuxième et sixième année.

«Toutes les années, c’est un petit peu difficile», a confié leur mère, qui s’inscrit depuis plusieurs années pour participer à la distribution.

«Ils sont vraiment généreux ici, puis je suis vraiment contente avec eux, ce sont des amours», a-t-elle ajouté.

L’organisme va distribuer plus de 800 sacs à dos remplis de fournitures scolaires cette fin de semaine, alors que 200 autres seront fournis directement à des écoles.

Un peu plus de la moitié des affaires scolaires sont prévues pour des élèves au primaire et le reste pour des enfants qui sont en secondaire.

Grâce aux dons reçus, Jeunesse au soleil a été en mesure d’acheter toutes les fournitures nécessaires pour la distribution, qui est organisée en fonction des listes que des écoles ou des professeurs leur transmettent.

Jorgen Ulloa-Aguilar, directeur des services d’urgence de Jeunesse au soleil, a indiqué qu’il est primordial de fournir des affaires neuves aux enfants.

«Ça donne un peu plus de dignité de pouvoir donner quelque chose de nouveau. La dernière chose que quelqu’un veut amener à l’école, ce sont des trucs usagés avec des tâches dessus», a-t-il souligné.

«Le but, c’est vraiment qu’ils rentrent à l’école avec les mêmes niveaux de possibilité que les autres enfants», a-t-il précisé.

Si l’événement existe depuis plusieurs années, il a quelque peu changé cette année, puisqu’il se déroule indépendamment de la distribution alimentaire.

Mais ce qu’a surtout remarqué M. Ulloa-Aguilar, c’est que la demande pour les fournitures a été très haute cette année.

«On a reçu des demandes en mars pour les fournitures et on n’avait pas encore commencé. Mais les gens ont tellement peur de perdre leur place qu’ils commencent très tôt à nous appeler», a-t-il expliqué.

Selon lui, l’organisme a reçu de 10 à 15 demandes par courriel par jour pour la période d’enregistrement qui s’est terminée à la mi-juillet.

L’organisation a d’ailleurs été dans l’obligation de dire non à certaines familles faute de place, mais elle a pu les réorienter vers d’autres organismes pour leur venir en aide.

M. Ulloa-Aguilar a également souligné l’importance de la présence d’une quarantaine de bénévoles cette fin de semaine pour pouvoir répondre à la demande.

«Si l’aide monétaire est importante, l’aide physique l’est aussi, a-t-il mentionné. Sans cette aide, on ne peut pas augmenter (le nombre de fournitures), même si on le veut.»