Les autobus de Québec reprendront la route samedi après la conclusion d’une entente
QUÉBEC — Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) met fin à sa nouvelle séquence de grève alors que les autobus de Québec étaient à l’arrêt vendredi.
Le ministre du Travail, Jean Boulet, a annoncé sur les réseaux sociaux vendredi en fin d’après-midi qu’un règlement de conciliation avait été approuvé, permettant ainsi une reprise rapide des services.
Les services doivent reprendre samedi matin, selon un communiqué du RTC, la grève prenant fin à minuit dans la nuit de vendredi à samedi.
M. Boulet a indiqué que «les syndiqués de l’entretien du RTC ont entériné avec une forte majorité l’hypothèse de règlement du conciliateur du ministère du Travail, qui a également été acceptée par la direction du RTC».
Il a également félicité les parties pour la conclusion d’une entente.
Plus tôt dans la journée, il avait tonné que la population de la capitale nationale se trouvait «encore une fois prise en otage, forcée de trouver en urgence des alternatives de transport qui sont souvent coûteuses».
Les autobus de Québec, à l’arrêt vendredi, risquaient de l’être également toute la fin de semaine, alors que les 363 travailleurs des garages de la société de transport, affiliés à la CSN, en étaient à leur troisième séquence de grève.
Ils ont aussi débrayé pendant deux jours en mai et pendant 10 jours en juillet, lors du Festival d’été de Québec.
La grève devait se poursuivre jusqu’à dimanche si aucune entente n’intervenait entre les deux parties, les opérations normales reprenant lundi matin.
Les services du transport adapté ont été maintenus pendant la grève, tout comme ceux du Flexibus et du système àVélo.
Le RTC a précisé qu’une procédure de remboursement sera disponible sur son site dans les prochains jours. «Le calcul du remboursement sera fait par prorata, sur la base du nombre total de jours de grève», prévient la société.
La convention collective des employés d’entretien du RTC est échue depuis le 27 septembre 2024. Selon le syndicat, les négociations achoppent toujours sur les questions de la mobilité, de la formation et de la prise des vacances.
